La Garenne Colombes
Documents non microfilmés aux archives départementales
| Registres de recensement |
| 1911 | D2M8/123 | | 1936 | D2M8/789 (rues de A à G) |
| 1926 | D2M8/345-1 et D2M8/345-2 | | 1936 | D2M8/790 (rues de G à R) |
| 1931 | D2M8/516 | | 1936 | D2M8/791 (rues de R à Z) |
Histoire de la ville
Déjà citée en 1240 par le seigneur Bouchard de Marly, « La Garenne dépendant de Colombes » est à l’époque un bois taillis très giboyeux, dénué de toute habitation sauf « La Tournelle », la demeure du fermier, placée du côté de l’actuel Courbevoie. Ce territoire boisé appartient alors à l’abbaye de Saint-Denis, qui y exerce ses droits féodaux jusqu’en 1684, date à laquelle les dames de Saint-Cyr, créées par Mme de Maintenon, prennent en main les destinées de la Garenne.
Elles n’en demeureront pas longtemps les propriétaires, puisque, dès 1698, elles cèdent leur bien au marquis de Tanlay contre quelques pièces de bois. Débute alors une longue liste de propriétaires, parmi lesquels on trouve une chanteuse d’opéra, Mlle Manon Pélissier, en 1730, un futur ministre de Louis XVI, un prince de Monaco, et en 1791, alors que la Garenne a été classée dans les Biens nationaux, Etienne Jean Benoît Thévenin, marquis de Tanlay, qui aurait dû en hériter. L’entrée dans le 19e siècle ne met pas fin à cette énumération.
Dès 1801, Hercule de Salis Tagstein puis, en 1806, le Baron Jean-Nicolas Corvisart des Marets (1755-1821), médecin de l’Empereur Napoléon Ier et propriétaire du Château des Tournelles de 1806 au 24 avril 1820, viennent la compléter. A nouveau en 1820, le « château des Tournelles » et l’enclos de la Garenne changent de main et deviennent la propriété de M. et Mlle Rubichon. Ils décident d’y établir un village, un projet qui malheureusement échouera pour cause de faillite.
Autre nom à retenir, le banquier Sartoris, en 1832, ne profita pas longtemps de son domaine. Mort en 1833, ce sont ses héritiers qui relanceront le projet des Rubichon en réalisant le « nouveau village de La Garenne ”. L’urbanisation transforme alors sa physionomie d’origine, des voies et places sont tracées et le 31 décembre 1886, les architectes Jean-Baptiste Lafolie et Guerton remettent les plans de cette nouvelle propriété communale au maire de Colombes.
L’histoire garennoise ne s’arrête pas là et ne fait même que commencer. Les revendications séparatistes déjà latentes s’exacerbent au tournant du siècle et gagnent les rangs du Conseil municipal de Colombes, créant une impasse politique dont l’issue ne pouvait être que la création d’une commune indépendante. La loi de séparation du 2 mai 1910 donne une solution définitive à ce conflit. Il reste à organiser cette nouvelle entité administrative. Les élections municipales du 5 juin désignent Jean Bonal comme maire. Avec son équipe, ils vont donner un cadre et une structure à l’identité garennoise, qui existait bien avant cette reconnaissance officielle.
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