Vanves

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Cotes des microfilms aux archives départementales

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1MI/VAN_21707-1750 5MI/VAN_21815-1833 5MI/VAN_21815-1833 5MI/VAN_21815-1833
1MI/VAN_31751-1771 5MI/VAN_31834-1848 5MI/VAN_31834-1848 5MI/VAN_31834-1848
1MI/VAN_41772-1791 5MI/VAN_41849-1861 5MI/VAN_41849-1860 5MI/VAN_41849-1860
1MI/VAN_51792-1793 5MI/VAN_51862-1879 5MI/VAN_61861-1871 5MI/VAN_71860-1863
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   2MIEC4161899-1906 2MIEC4181895-1902 2MIEC4211896-1902
      2MIEC4191903-1907 2MIEC4221903-1907

Service archives et documentation

Bruno Nguyen
Mairie, BP 33, 23 rue Mary Besseyre
92172 Vanves cedex
Téléphone : 01.41.33.92.08
Télécopie : 01.41.33.92.35

Ouvert lundi, mercredi, vendredi de 8h30 à 13h et de 14h à 17h30 (17h le vendredi)
mardi, jeudi de 10h30 à 12h et de 15h à 17h30

Histoire de la ville

Le nom de Vanves semble être d'origine celtique (peut-être Venna, mot désignant un barrage pratiqué pour prendre le poisson, d'où provient sans doute le français vanne). La découverte récente de vestiges gallo-romains démontre en tout cas que le site était habité dès l'Antiquité. Mais c'est seulement à la fin du Xième siècle qu'une charte du roi Robert le Pieux mentionne explicitement le nom de Vanves sous la forme latine Venva.

Au Moyen Age, une grande partie de la paroisse était un fief seigneurial de la puissante abbaye parisienne de Sainte Geneviève. En 1163, le Pape Alexandre III confirma à cette abbaye la possession de la cure de Vanves et de tous ses biens dans la localité.

Sous le règne de Saint Louis, en 1247, l'Abbé Thibaut affranchit tous les serfs, sans doute moyennant finances.

Aux XVIe et XVIIe siècles, Vanves était un village paisible qui vivait essentiellement de l'agriculture : vigne, blé, produits maraîchers et surtout élevage laitier, le beurre de Vanves étant alors très réputé dans la capitale. Avec ses vertes prairies et ses sources abondantes, ce village proche de Paris devint rapidement un lieu de villégiature apprécié.

Le cardinal Duprat, Chancelier du royaume, François Clouet, peintre du roi, le poète Philippe Desportes et même François 1er aimèrent y résider.

La "maison des champs" la plus fameuse reste celle de Claude Le Bas de Montargis, qui fit bâtir en 1698 par Jules Hardouin-Mansart le château qui abrite actuellement l'administration du Lycée Michelet. Cette résidence fut acquise en 1717 par l'un des plus puissants personnages du royaume : Henri-Louis de Bourbon, prince de Condé.

Au XVIIIe siècle, c'est la blanchisserie qui rapidement allait prospérer, grâce à l'abondance et à la pureté des sources. Vanves s'étendait alors bien au-delà des limites actuelles : comprenant une partie des XIVe et XVe arrondissements, la paroisse englobait Malakoff et débordait sur Montrouge.

En 1799, le rattachement du Petit-Vanves à Montrouge marqua le début des amputations successives du territoire de la commune.

En 1814 et 1815, le château, transformé en cartoucherie, fut occupé successivement par les Autrichiens et les Prussiens.

En 1822, les docteurs Voisin et Falret ouvrirent à Vanves une maison de santé pour le traitement des aliénés. Avec le Second Empire, les transformations de Vanves s'accentuèrent : le village rural devint peu à peu une petite ville de banlieue, dont la population passa de 3780 à 8510 habitants entre 1856 et 1866.

En 1860, la portion du territoire communal située à l'intérieur de l'enceinte fortifiée fut annexée par Paris.

L'ancienne maison champêtre du collège Louis-le-Grand, qui prit le nom de lycée du Prince Impérial en 1864, allait finalement devenir en 1888 le Lycée Michelet.

Si les forts de Vanves et d'Issy protégèrent la ville en 1870, Vanves fut en revanche le théâtre d'affrontements sanglants entre Fédérés et Versaillais pendant la Commune.

Sous la IIIe République, l'évolution de la ville se poursuivit. La gare fut inaugurée en 1883. Mais, la même année, Malakoff devint une commune distincte, ce qui réduisit de moitié l'étendue de la commune de Vanves. La ville, devenue chef-lieu de canton en 1893, se dota d'une nouvelle mairie en 1898.

Au début du siècle, la physionomie de Vanves avait déjà définitivement changé : la blanchisserie demeurait une activité importante, mais la vigne avait disparu et le Plateau s'urbanisait progressivement.